Logiciel
Excel
Le fichier Excel que trois personnes modifient en même temps
Tant que le fichier tient, gardez-le. Voilà les trois signaux qui disent qu'il ne tient plus, et ce qu'on met à la place sans changer les habitudes de personne.
- Délai
- 3 à 4 semaines
- Réponse
- 48 h
Le blocage
Un fichier est né pour dépanner. Un suivi de commandes, un planning d’interventions, un stock de pièces.
Trois personnes le remplissent. Il vit sur un partage réseau, ou sur OneDrive. Certains jours il s’ouvre en lecture seule, alors quelqu’un fait une copie sur son bureau, la remplit, et la recopie plus tard. Une ligne se perd. Personne ne sait laquelle.
Deux ans passent. Le fichier compte quatorze onglets, des formules qui pointent vers des cellules vides, et une colonne dont plus personne ne connaît la règle.
Ce que fait déjà Excel
Plus qu’on ne le dit. La coédition sur OneDrive ou SharePoint fonctionne vraiment. Deux personnes travaillent dans le même classeur, et l’historique des versions permet de revenir en arrière.
Si votre fichier tient sur un espace en ligne, que deux personnes y touchent chacune quelques fois par semaine, et que personne n’a perdu de données depuis six mois, ne changez rien. Ce serait de l’argent dépensé pour rien, et ça se dit.
La coédition se dégrade sur trois points précis. Les gros classeurs avec beaucoup de formules et de macros se synchronisent mal, et les conflits arrivent. Rien n’empêche de saisir une date impossible ou un client qui n’existe pas, parce qu’une cellule accepte tout. Et l’historique dit qu’une valeur a changé, sans dire qui a décidé quoi ni pourquoi.
Ce qu’il faut ajouter
Une petite application posée sur une vraie base de données, avec le même écran que le fichier actuel.
Les mêmes colonnes, le même ordre, le même vocabulaire métier. Trois personnes saisissent en même temps sans se marcher dessus, parce qu’une base sait faire ça depuis quarante ans. Les champs contrôlent ce qu’on y met : une date reste une date, un client vient de votre liste de clients.
Chaque modification est tracée, avec l’auteur et l’heure. Quand quelqu’un demande pourquoi cette commande est passée en urgent, la réponse prend dix secondes.
Et le fichier peut continuer à exister pour ce qu’il fait bien. Un export vers Excel, à la demande ou planifié, alimente les classeurs d’analyse de ceux qui y tiennent.
Qui le fait tourner
Regardez le fichier avant de le remplacer. Les formules, les onglets masqués, la colonne dont plus personne ne connaît la règle : quelqu’un les a écrits.
Cette personne est souvent la seule à savoir pourquoi une ligne est traitée autrement que les autres. Elle n’a rien documenté, parce que personne ne le lui a demandé.
Si elle part, le fichier continue de s’ouvrir. Ce qui s’arrête, c’est la capacité à le corriger. Ce risque là ne se voit pas tant qu’il ne s’est pas produit.
Ce que ça coûte
Trois à quatre semaines. C’est un peu plus long que les autres chantiers, parce qu’il faut reprendre l’historique et parce qu’il y a un écran à dessiner. Le prix suit ces deux points, et il est chiffré une fois le fichier vu.
Ce qui allonge, c’est le nombre de colonnes et l’état du fichier existant. Un tableau propre de quinze colonnes se reprend vite. Quatorze onglets qui se référencent entre eux demandent d’abord de démêler ce qui sert encore.
Envoyez le fichier, même mal en point. Je vous réponds sous 48 h, et si la coédition suffit chez vous, je vous le dis.
Contact
Décrivez votre cas, en deux lignes.
Je vous réponds sous 48 h : faisable ou non, comment, et ce que ça coûte. Sans engagement.
- Une réponse écrite, pas un appel de découverte.
- Elle dit aussi quand ce n’est pas la peine.
- Pas de relance commerciale.
Et si
Si vous en avez plusieurs comme celui-là.
Un fichier ou un script monté par quelqu’un, que personne d’autre ne sait reprendre, c’est un cas. Cinq, c’est autre chose : votre activité dépend d’outils dont vous ne connaissez ni la liste ni l’état.
L’inventaire fait cette liste en trois jours, pour 3 500 €. Il dit ce qui est dangereux, et dans quel ordre s’en occuper.
Questions
Ce qui revient à chaque fois.
- Est-ce qu'il faut que tout le monde apprenne un nouvel outil ?
- Le moins possible. L'écran reprend les colonnes du fichier actuel, dans le même ordre, avec le même vocabulaire. Les gens saisissent au même endroit qu'avant. Ce qui change, c'est ce qui se passe derrière, et ils n'ont pas à le savoir.
- On veut garder Excel pour analyser.
- Gardez-le. L'outil expose les données en lecture, et votre classeur d'analyse s'y branche. Excel reste ce qu'il fait bien, l'analyse, et il arrête de faire ce qu'il fait mal, la saisie à plusieurs.
- Et nos deux ans d'historique dans le fichier actuel ?
- Ils sont repris. C'est en général la première chose faite, et c'est aussi le moment où l'on découvre les lignes incohérentes que le fichier tolérait. Elles vous sont remontées, vous décidez quoi en faire.