Ce que l’inventaire a mis en avant
La reprise en main commence là où s’arrête l’inventaire : sur les deux ou trois chantiers que sa pile « à refaire proprement » a désignés.
Ce ne sont jamais tous les outils trouvés. Une partie reste en l’état, parce qu’elle rend service sans rien tenir de critique. Ce qui entre dans le chantier, c’est ce dont l’activité dépend réellement : la facturation qui passe par un scénario que seule une personne comprend, le planning qui tient dans un classeur que son auteur a construit seul, l’export que quelqu’un relance à la main chaque lundi parce que le logiciel ne le fait pas.
Certains de ces outils n’existent même pas encore sous cette forme : ce que l’inventaire trouve n’est pas toujours quelque chose à refaire, c’est parfois un trou. Une tâche faite à la main, sans aucun outil derrière. La reprise en main construit ce cas-là aussi bien qu’elle refait l’autre.
Construire, sécuriser, mesurer
Trois verbes, et chacun répond à un manque précis.
Construire. Ce qui manquait reçoit enfin un outil : l’export impossible, la tâche du lundi, le calcul qui se refait chaque fois à la main. Ce n’est pas toujours du développement lourd, c’est parfois un scénario correctement câblé là où il n’y avait rien.
Sécuriser. C’est le manque le plus fréquent des outils trouvés par l’inventaire, et le plus dangereux : un outil qui tourne encore sur l’abonnement personnel d’un salarié, avec un mot de passe que personne d’autre ne connaît. Les accès et les comptes repassent au nom de l’entreprise. Ce qui tournait sur le poste ou l’abonnement de quelqu’un tourne ailleurs, et continue de tourner le jour où cette personne est en congé, change de poste ou s’en va.
Mesurer. Une suite de tests bâtie sur les vrais cas de l’entreprise, qui casse quand le résultat change au lieu de laisser filer une erreur silencieuse. Le taux d’erreur, le coût par usage et le temps repris, en euros : ce qui permet de dire si le chantier a tenu sa promesse, et pas seulement de le croire.
Comment se passent les six à huit semaines
Le calendrier s’étale, le travail ne se fait pas à plein temps. Quinze jours de travail réel, répartis sur six à huit semaines, parce que vos équipes ont un métier à faire pendant que le chantier avance et qu’un accès permanent aux données réelles ne s’improvise pas.
Chaque outil retenu suit le même ordre : ce qui manque est construit, ce qui existe est refait sur un socle unique plutôt que rafistolé, les accès sont repris, la suite de tests est écrite sur des cas réels et non sur des exemples inventés. Le chantier se termine par la formation de la personne qui va faire vivre l’outil, et par les règles d’usage écrites à partir de ce qui tourne déjà, pas d’un modèle générique.
Le périmètre, et pourquoi il tient
Un forfait fermé à ce prix n’a de sens que si personne ne peut l’élargir en cours de route, pas même Product Loop.
C’est pour ça que le périmètre ne se décide pas ici : il vient de l’inventaire, chiffré chantier par chantier, et de l’ordre que vous avez fixé en le lisant. Le chantier déroule ce qui a été retenu. Ce qui s’y ajoute en cours de route, un besoin voisin découvert en travaillant, une extension du problème initial, est un autre chantier, chiffré à part. Ce qui s’élargit avec le temps, c’est la nature de ce qui est couvert, jamais la quantité comprise dans un même forfait.
Ce que vous gardez
Ce dont l’activité dépend tourne sans la personne qui l’a monté, et ça se mesure.
Les outils retenus tournent sur un socle documenté, avec des comptes au nom de l’entreprise et non d’un individu. Une suite de tests les couvre, bâtie sur vos cas réels. Une personne de chez vous a été formée à les faire vivre, avec la documentation qui va avec. Le code appartient à l’entreprise, dans son propre dépôt.
Je forme cette personne jusqu’à ce qu’elle soit vraiment autonome sur l’outil, pas jusqu’à ce que le calendrier du chantier soit épuisé.
Ce que la reprise en main ne fait pas
Elle ne reconstruit pas le système d’information de l’entreprise. Deux ou trois outils, ceux dont l’activité dépend le plus, pas tout ce qui existe.
Elle ne remplace pas une équipe de développement. Une entreprise qui cherche de la capacité de développement en continu cherche un développeur, pas un chantier fermé avec une date de fin.
Elle ne commence jamais sans l’inventaire. Le chiffrage vient de là, et sans lui, le périmètre resterait à deviner, ce qu’un forfait fermé ne peut pas se permettre.
Après
Les outils retenus tournent, documentés, mesurés. Ce qui reste ouvert, c’est qui décide de la suite : les demandes qui arrivent après coup, les outils qui dérivent avec le temps, les équipes qui ont encore besoin d’être formées sur ce qui n’était pas dans ce chantier. C’est ce que couvre le temps partagé, quelques jours par mois, quand la question n’est plus un chantier ponctuel mais une absence d’interlocuteur.