Ce que contient un mois
Un contrat de temps partagé s’achète en jours et se vit comme un rythme. Voilà ce qu’un mois contient, dans l’ordre.
Le comité, une heure avec le dirigeant. Ce qu’on lance, ce qu’on arrête, ce qu’on refuse. Ce dernier point est celui qui rapporte le plus : dans une entreprise où l’IA est adoptée poste par poste, la moitié des demandes qui remontent sont des choses que quelqu’un a vues passer et qui ne servent à rien chez vous.
La tenue du portefeuille. Les outils déjà repris continuent de tourner, leur dérive se mesure, leurs coûts se suivent. Un système à base de modèles de langage ne casse presque jamais franchement, il se met à répondre un peu autrement, et personne ne le voit tant que rien ne le mesure.
Une session avec une équipe. Pas une formation en salle sur des exemples génériques. Une heure ou deux avec les commerciaux, la comptabilité ou les ressources humaines, sur l’outil qu’ils utilisent vraiment, avec leurs dossiers à eux. C’est la différence entre une session isolée et un rythme, et les chiffres officiels disent pourquoi la première ne suffit pas.
La veille filtrée. Dix annonces par semaine, dont une qui vous concerne. Ce qui est livré est cette annonce-là, plus la raison pour laquelle les neuf autres ne changent rien chez vous.
Deux rythmes, deux prix
Une PME de 50 à 150 personnes tient sur deux jours par mois, soit 2 500 € par mois.
Une ETI demande trois à cinq jours, soit 3 500 € pour trois jours et 6 000 € pour cinq. L’écart ne vient pas du nombre d’outils, il vient du nombre d’interlocuteurs : plus il y a d’équipes, plus le temps passe en arbitrage et moins il passe en construction.
Ces prix se comparent au marché voisin du directeur informatique à temps partagé, qui se facture 1 000 à 8 000 € par mois selon le rythme, pour un format identique sur un autre sujet.
Le rythme n’est pas figé sur les douze mois. Un mois chargé prend cinq jours, un mois calme se contente de deux : le nombre de jours se relève chaque mois selon ce qu’il y a à arbitrer, dans la fourchette convenue au contrat.
Ce qui vient avant
L’inventaire, toujours. Trois jours, 3 500 €.
Avant lui, le rendez-vous de trente minutes. Je vous envoie un point écrit sous 48 heures : ce qui a été dit, les pistes qui existent, ce qui demande d’aller vérifier. C’est gratuit, et ça ne remplace pas la vérification.
La raison est arithmétique. Sans inventaire, le premier trimestre du temps partagé passe à découvrir ce qui tourne, et il est facturé au tarif du temps partagé, soit six à sept mille euros. Trois jours d’inventaire coûtent moitié moins et laissent le droit de s’arrêter là.
C’est aussi une protection pour l’entreprise. L’inventaire dit parfois qu’il n’y a pas matière à un contrat de douze mois, et il le dit avant que le contrat soit signé.
Le contrat, et sa sortie
Douze mois d’engagement, une sortie écrite prévue dès la signature.
La sortie est un livrable, pas une formalité. Elle liste ce qui tourne, qui le tient en interne, où vit le code, quels tests le couvrent, et ce qui reste ouvert. Une entreprise qui arrête au bout de douze mois doit pouvoir continuer sans rien redemander.
C’est ce qui distingue ce format d’un prestataire qui s’installe. Ce qui est vendu est l’autonomie de l’entreprise sur son propre outillage, donc la sortie fait partie du produit et pas de l’accident.
Le code et les outils appartiennent à l’entreprise, du premier jour au dernier. Ils vivent dans son dépôt, avec ses accès.
Quand ce format ne convient pas
Un besoin ponctuel et identifié n’a pas besoin d’un contrat de douze mois. Un outil à refaire est un chantier de reprise en main, avec son forfait ferme et sa date de fin.
Une entreprise qui cherche de la capacité de développement cherche un développeur, pas un pilotage. Le tarif d’un pilotage payé pour écrire du code est un mauvais calcul dans les deux sens.
Une entreprise en pleine bascule d’ERP a déjà un chantier qui consomme toute son attention. Le sujet de l’IA attendra six mois, et il n’y perdra rien.
Où le format fonctionne
Sur place en Occitanie, à distance partout ailleurs en France.
La distance n’est pas ce qui décide si le format tient. Ce qui décide, c’est le mandat : deux jours par mois sans autorité d’arbitrage ne produisent rien, à cinq cents kilomètres comme à vingt.