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PME industrielle, ce qui tourne sans avoir été décidé

Le planning de charge dans un classeur, les temps de gamme réels que la GPAO n'a jamais eus, l'export que personne ne sait relancer. Ce qu'un inventaire trouve dans un atelier, et dans quel ordre s'y prendre.

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30 minutes · en visio · sans préparation · point écrit sous 48 h · pas de relance

3 500 €L’inventaire, trois jours. Déduit de la suite si vous engagez sous 30 jours.

Ce qu’on trouve dans un atelier

Le planning de charge machine vit dans un classeur. Il est alimenté par un export de la GPAO, retravaillé chaque semaine, et il porte des arbitrages que le logiciel ne sait pas rendre : la machine qu’on ne lance pas le vendredi après-midi, l’opérateur qui seul sait tenir la série difficile, le client dont on décale l’ordre de fabrication plutôt que de le décevoir. Le logiciel ordonnance ; le classeur décide.

Les temps de gamme réels sont tenus à côté. Ceux de la GPAO datent de la mise en service, et personne ne les a repris depuis. Alors quelqu’un maintient une seconde table, celle qu’on utilise vraiment pour chiffrer une affaire. Les devis sortent de celle-là.

Le suivi des non-conformités est dans un fichier partagé, avec les photos dans un dossier réseau à côté, nommées à la main. Il répond à l’audit, il alimente la revue qualité, et il n’a jamais été prévu pour ça.

L’export du reporting mensuel est relancé à la main. Un traitement, un enchaînement de copier-coller, une mise en forme. Il part à la direction le troisième jour ouvré, et une seule personne connaît l’ordre des étapes.

Aucun de ces quatre outils n’a été décidé. Chacun existe parce que le logiciel ne faisait pas ce qu’il fallait, et que quelqu’un avait une production à sortir.

Pourquoi c’est un classeur et pas un GPT

Dans l’industrie, l’IA sauvage est rare. On en trouve, surtout aux fonctions support, mais ce n’est presque jamais elle qui tient quelque chose de critique. Ce qui tient l’atelier a six ans d’âge et s’ouvre dans un tableur.

Il y a deux raisons à cela, et elles sont bonnes.

Les données de production sont structurées depuis longtemps. Un ordre de fabrication, une nomenclature, une gamme : ce sont des objets définis, chiffrés, avec des unités. Un tableur les manipule très bien, et un modèle de langage n’apporte rien à un calcul de charge.

Et l’atelier n’a pas de tolérance à l’à-peu-près. Une réponse plausible ne vaut rien quand elle décide d’un lancement de série. Ceux qui construisent ces outils le savent, et ils choisissent des outils déterministes sans avoir besoin qu’on le leur explique.

La conséquence pour ces entreprises est simple : un accompagnement qui n’aurait à proposer que de l’intelligence artificielle passerait à côté de l’essentiel de ce qui tourne chez elles.

Ce qui s’arrête quand la personne part

Un départ en retraite se voit venir. Un arrêt maladie non, une mutation interne à moitié.

Ce qui est perdu n’est jamais le fichier : il est sur le réseau, quelqu’un le retrouve. Ce qui est perdu, ce sont les règles qu’il applique et que personne n’a écrites. Pourquoi cette machine est saturée à quatre-vingts pour cent et pas à cent. Pourquoi ce coefficient est passé de 1,15 à 1,20 un jour de 2023. Quels temps de gamme ont été corrigés, et lesquels sont restés faux exprès parce qu’ils compensaient autre chose.

Le classeur continue de tourner. Il produit un résultat que plus personne ne sait justifier, et c’est le cas le plus coûteux : une erreur visible se corrige, un chiffre faux qui a l’air juste se propage jusqu’au devis.

Le premier geste n’est donc pas de reconstruire l’outil. C’est de faire écrire ses règles par celui qui les connaît, pendant qu’il est encore là.

Ce qu’un inventaire regarde dans un atelier

Le tri en trois piles s’applique, avec des critères qui parlent à l’atelier.

À sécuriser : tout ce dont dépend un lancement de production ou un chiffrage d’affaire et qui tient sur une personne. Le classeur de charge et la table des temps de gamme y sont presque toujours. Le traitement est rapide et peu coûteux, parce qu’il consiste d’abord à écrire.

À refaire proprement : ce qui tourne tous les mois, produit un chiffre que quelqu’un utilise, et que personne ne vérifie. L’export de reporting, le suivi des non-conformités quand il sert à l’audit, tout ce qui a grossi par ajouts successifs jusqu’à devenir illisible.

À laisser vivre : le reste, et il y en a. Un fichier de suivi personnel qui n’engage que celui qui le tient n’a aucune raison d’être repris.

L’inventaire regarde aussi ce que la GPAO sait déjà faire et que personne n’utilise. C’est fréquent, et c’est la meilleure nouvelle qu’on puisse annoncer à un dirigeant : une partie du travail refait à la main est déjà payée.

Changer de GPAO n’est pas le sujet

Un inventaire ne remplace pas un projet ERP et ne le prépare pas.

Si votre logiciel de production tient les données justes et que vos équipes savent s’en servir, il n’y a aucune raison d’en changer, et ce n’est pas ce qui sera proposé. Ce qui se trouve à côté de lui ne dit pas qu’il est mauvais ; ça dit qu’il ne couvre pas tout, ce qui est vrai de tous.

Si en revanche votre logiciel ne tient plus, c’est un projet d’un autre ordre, avec un autre calendrier et d’autres intervenants. Un inventaire peut le rendre visible. Il ne le mène pas.

En clair

Vos temps de gamme réels sont le savoir-faire de l'entreprise. Ils sont dans un fichier, sur un poste.

Ce n'est pas le fichier qui est fragile, ce sont les corrections que personne n'a écrites.

Les prix

Trois façons de travailler, trois prix.

L’inventaire vient toujours en premier. Il dit laquelle des deux suites vous concerne, et il dit parfois aucune des deux.

Point d’entréeLa seule à commander seule

L’inventaire

3 500 €

forfait · trois jours

  • La liste de ce qui tourne : qui utilise quoi, sur quelles données, pour quelle tâche.
  • Le tri en trois piles : à sécuriser tout de suite, à refaire proprement, à laisser vivre.
  • Les règles d’usage à poser cette semaine.
  • Le chiffrage de la suite, chantier par chantier, dans l’ordre.
  • Une heure de restitution avec vous. Pas un rapport envoyé par mail.
Ce qui est difficile
  • Les gens ne disent pas tout au premier entretien. Ce qui sort en dernier est souvent ce qui compte le plus.
  • Personne n’est mis en cause. Ce qui a été construit l’a été parce que personne d’autre ne le faisait.
  • Trois jours ne suffisent pas à mesurer la fiabilité d’un outil. L’inventaire dit lequel mérite qu’on la mesure.
  • Le prix ne dépend pas de ce qui est trouvé. L’inventaire dit parfois qu’il n’y a rien à faire, et il coûte pareil.
Réserver 30 minutes

Déduit de la suite si vous engagez sous 30 jours

La reprise en main

15 000 à 25 000 €

forfait · quinze jours, six à huit semaines

  • Les chantiers que vous avez retenus après l’inventaire, déroulés dans l’ordre que vous avez fixé.
  • Ce qui manque est construit, ce qui existe est refait proprement : un seul point de passage, les versions épinglées, plus de copie officieuse qui circule.
  • Les accès et les comptes repassent au nom de l’entreprise. Ce qui tournait sur l’abonnement ou le poste de quelqu’un tourne ailleurs.
  • Une suite de tests bâtie sur vos vrais cas, qui casse quand le résultat change. Le taux d’erreur, le coût par usage et le temps repris, en euros.
  • La documentation, la personne de chez vous formée à les faire vivre, et les règles d’usage écrites à partir de ce qui tourne déjà.
Ce qui est difficile
  • Un outil qui dépend d’un service extérieur change sans prévenir. Sans suite de tests, ça se voit sur une réclamation client.
  • Certains outils ne se refont pas, ils se suppriment. Ça se dit, et ça arrive.
  • Le périmètre est celui que vous avez arrêté après l’inventaire. Ce qui s’y ajoute en cours de route est un autre chantier, chiffré à part.
  • Quinze jours de travail, pas six semaines à plein temps. Le calendrier s’étale parce que vos équipes ont un métier à faire pendant ce temps-là.
  • Six semaines supposent un accès aux données réelles. Sur des données de test, la mesure ne vaut rien.
  • Le chiffre exact sort de l’inventaire. Quelqu’un qui le donne sans avoir regardé invente.

Le chiffre exact sort de l’inventaire

Le temps partagé

2 500 à 6 000 €

par mois · deux à cinq jours, douze mois

  • Le comité mensuel : une heure avec vous. Ce qu’on lance, ce qu’on arrête, ce qu’on refuse.
  • La maintenance du portefeuille : les outils tournent, la dérive se mesure, les coûts se suivent.
  • La formation de vos équipes, quand vous la voulez : elles reprennent la main sur leurs propres outils au lieu d’attendre.
  • La veille filtrée : les deux choses sorties ce mois-ci qui vous concernent, et pourquoi le reste ne vous concerne pas.
  • Le rythme s’ajuste chaque mois selon la charge : deux jours à 2 500 €, trois à 3 500 €, cinq à 6 000 €.
Ce qui est difficile
  • Douze mois. On ne remet pas de l’ordre en trois, et un contrat court vous ferait payer la découverte deux fois.
  • Product Loop n’est pas votre équipe. Ce qui est gros passe par un chantier de reprise en main, chiffré à part.
  • Deux jours par mois se comparent à un mi-temps dans la tête d’un dirigeant. Ce n’est pas la bonne comparaison : ce qui s’achète est un interlocuteur qui arbitre.
  • L’inventaire vient toujours avant. Sans lui, le premier trimestre passe en découverte, au tarif du temps partagé.

L’inventaire vient toujours avant

  • Le code et les outils sont à vous.
  • Le forfait est fixé avant de commencer.
  • Sortie à douze mois, avec passation écrite.

Questions

Ce qu'on demande à chaque fois.

Notre GPAO fait déjà l'ordonnancement.
Elle le fait, et le classeur existe quand même. C'est précisément ce qu'il faut regarder : ce que le classeur ajoute est soit un arbitrage humain qui a sa place, soit un réglage que le logiciel sait faire et que personne n'a paramétré. Les deux cas se traitent différemment, et on ne peut pas les distinguer sans ouvrir le fichier.
Nos temps de gamme sont faux, on le sait déjà.
Savoir qu'ils sont faux ne dit pas lesquels, ni de combien, ni depuis quand. Et surtout, ça ne dit pas quelles corrections ont été apportées ailleurs pour compenser. C'est ce réseau de compensations qui se perd quand quelqu'un part.
On n'a personne pour reprendre ces outils après.
C'est le cas le plus fréquent, et c'est la raison d'être du pilotage mensuel. La question n'est pas de trouver quelqu'un en interne, c'est que l'ensemble ait un interlocuteur et que les décisions ne s'accumulent plus.

Faisons le point, gratuitement.

Ce qui en sort repart écrit sous 48 heures : ce qui a été dit repris honnêtement, les pistes qui existent, et par laquelle il vaut mieux commencer.

30 minutes · en visio · sans préparation · point écrit sous 48 h · pas de relance