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Presque toutes les entreprises ont un ERP. Très peu ont un vrai CRM

L'ERP est devenu la norme dans les entreprises françaises. Le CRM structuré, lui, reste rare. Ce que mesure l'administration, et pourquoi ce n'est pas une honte de gérer ses clients dans un tableur.

La Direction générale des Entreprises a publié en novembre 2026 une étude, Théma n° 24, sur la numérisation des entreprises industrielles françaises, fondée sur les enquêtes TIC de l’INSEE portant sur plus de 10 000 entreprises. Un chiffre s’en détache : « en 2023, les progiciels de gestion intégrés sont utilisés par presque la moitié des entreprises, puis suivent la mobilisation de mégadonnées (29 %), l’informatique en nuage (26 %) et les logiciels de gestion de la relation client (25 %) ».

Ce que dit ce classement

Le PGILe progiciel de gestion intégré, le nom administratif de ce que tout le monde appelle un ERP., ce que la plupart des dirigeants appellent un ERP, arrive largement en tête. Un logiciel de gestion de la relation client structuré arrive en dernier de ces quatre catégories, à 25 %. Trois entreprises sur quatre n’en ont donc pas, ce qui inverse une intuition répandue chez un dirigeant qui pense être en retard parce que ses clients vivent dans un tableur plutôt que dans un outil dédié.

Pourquoi cet écart existe

Un ERP centralise des fonctions dont l’absence bloque vite l’activité : la facturation, le stock, parfois la paie. Un défaut à ce niveau se voit immédiatement. La relation client, elle, peut vivre longtemps dans un fichier partagé sans que rien ne casse visiblement, même si l’information s’y perd, se duplique, ou dépend d’une seule personne qui sait où chercher. L’urgence perçue n’est donc pas la même, ce qui explique une bonne partie de l’écart d’adoption.

Ce que ça change pour une PME qui se compare

Une entreprise équipée d’un ERP mais pas d’un CRM structuré n’est pas une exception mal organisée, elle est dans la norme statistique. Ce constat ne dit rien de si un CRM serait utile à cette entreprise précise, il retire seulement la fausse impression d’anomalie qui pousse parfois à un investissement précipité, motivé par la comparaison plutôt que par un besoin identifié.

La bonne question à se poser

Pas « ai-je les mêmes outils que les autres », mais « qu’est-ce qui, chez moi, tourne sur un classeur ou dans la tête d’une seule personne, et que se passe-t-il le jour où cette personne n’est plus là ». Cette question vaut aussi bien pour un ERP absent que pour un CRM qui n’existe pas encore, et elle se pose entreprise par entreprise, jamais par comparaison à une moyenne nationale.

Questions

Ce qu'on demande à chaque fois.

Un CRM est-il vraiment moins utile qu'un ERP pour une PME ?
Ce n'est pas ce que montre la mesure. Elle montre seulement que le CRM structuré s'est diffusé plus lentement, souvent parce que la relation client tient plus longtemps dans un tableau que la gestion des stocks ou de la production.
Une entreprise qui gère ses clients dans Excel est-elle en retard ?
Statistiquement, elle est dans la majorité, pas dans l'exception. Trois entreprises sur quatre n'ont pas de CRM structuré, d'après la même mesure.
Faut-il un ERP avant de penser à un CRM ?
Pas nécessairement dans cet ordre. Les deux répondent à des besoins différents, la gestion interne pour l'un, la relation client pour l'autre. L'urgence dépend de ce qui coince réellement dans l'entreprise, pas d'une hiérarchie théorique.

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Ce qui en sort repart écrit sous 48 heures : ce qui a été dit repris honnêtement, les pistes qui existent, et par laquelle il vaut mieux commencer.

30 minutes · en visio · sans préparation · point écrit sous 48 h · pas de relance